Maison de la Réserve Naturelle du Lac de Remoray - www.maisondelareserve.fr
Piquets dans la neige
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Nouvelles de la Réserve Naturelle

Octobre 2017

Lichen Cladonia

Lichénologie
La liste des lichens s'étoffe progressivement avec actuellement une vingtaine d'espèces recensée. Parmi elles, plusieurs appartiennent au genre Cladonia reconnaissable par sa partie dressée en forme de trompette appelée podétion

Ornithologie
La migration se poursuit même si les oiseaux migrateurs, notamment les limicoles, semblent moins nombreux qu'il y a quelques années. Passent néanmoins aux marais un Busard des roseaux mâle le 30 août, un mâle et une femelle le 1er septembre, une vingtaine de Grosbecs casse-noyaux dans la forêt de la Grand'Côte le 3 octobre et de nombreux Becs-croisés le 6 octobre. Onze Milans royaux sont perchés dans un arbre aux marais des Vurpillères le 18 septembre pour une halte migratoire. Beau spectacle le 20 septembre d'un Faucon hobereau et d'environ 300 hirondelles chassant au-dessus du lac.

Bécassines des marais
Le manque de précipitations ne permet toujours l'accueil au marais de nombreuses bécassines. Suite à l'observation d'une dizaine d'oiseaux le 4 octobre, les 6 premiers filets de la saison sont posés le lendemain. La première Bécassine sourde est observée en vol, et 1 seule bécassine des marais est capturée dans les filets. Il s'agit d'un contrôle (M75545) d'une femelle baguée sur site le 9 novembre 2015, et déjà contrôlée le 2 décembre 2015 (23 mois de port de bague).
Une donnée de reprise très intéressante nous est parvenue récemment par le réseau bécassines de l'ONCFS : une Bécassine des marais baguée au sud du lac de Remoray le 5 octobre 2015 est prélevée à la chasse le 10 septembre 2017 en Ukraine à Zhovtneve (Kiev), soit 1846 kilomètres et 706 jours de port de bague. Il s'agit de la première donnée provenant de l'Est et qui nous renseigne sur les lieux de nidification des bécassines passant en halte migratoire par la réserve naturelle.
A noter également la donnée intéressante d'une Mésange bleue baguée par Pierre DURLET au sud du lac de Remoray le 31 octobre 2013, découverte morte à Remoray-Boujeons le 13 août 2017 (soit un déplacement de 1,3 kilomètre et 1382 jours de port de bague).

Chouette chevêchette
Le premier chant d'automne du plus petit rapace nocturne d'Europe est entendu le 28 septembre lors des prospections automnales. Trois chanteurs sont pour l'instant notés sur le massif de la Grand'Côte.

Mammifères
Lynx au piège photo Le lendemain de l'observation du Lynx boréal dans une prairie de la réserve naturelle, notre piège photo capturait le 29 août l'image d'un second lynx dans la forêt de la Grand'Côte. En comparant les deux pelages, il semblerait s'agir de deux individus différents.

Reptiles
Une couleuvre à collier dans le bas-marais des Vurpillères le 29 septembre.

Travaux de recharge de l'embouchure du Lhaut
L'hélicoptère Super Puma devant les sacs de matériaux Dans le cadre de la restauration du ruisseau du Lhaut réalisée en 2013, il nous avait été impossible d'apporter des galets / graviers à son embouchure dans le lac de Remoray ; la portance du sol était trop faible pour les engins chenillés.
L'entreprise RTE (réseau de transport d'Electricité) travaillant dans le Haut-Doubs en ce mois d'octobre (démontage de 100 pylones électriques des Granges Sainte Marie à Pontarlier), l'hélicoptère Super Puma fut mis à disposition de notre association quelques heures pour acheminer 80 tonnes de galets graviers à l'embouchure.

Dépose des matériaux à l'embouchure Sur le terrain, c'est l'entreprise Jura Natura Services qui a coordonné cette opération spectaculaire, avec son professionalisme reconnu, en appliquant le plan de recharge et en suivant les recommandations conçues par le bureau d'étude Teleos suisse.
Cette recharge en galets / graviers était nécessaire car l'embouchure du Lhaut a été fortement artificialisée depuis plusieurs siècles. Avant d'être court-circuitée par un chenal rectiligne, la confluence originelle semble avoir été creusée et surélargie. En effet, l'absence totale de bancs de granulats dans toute la partie aval du Lhaut, alors que la partie amont est très pentue (transport solide encore actif), témoigne d'anciennes extractions qui visaient à réduire la fréquence et la durée des inondations en augmentant la pente et la section de l'écoulement aval en période de décrue et d'étiage.

A contrario, la reconstitution des bancs de galets et de graviers dans l'embouchure du Lhaut permettra de retrouver un niveau d'eau idéal pour l'ensemble de la zone humide en amont, même en période d'étiage. Elle se traduira par la restauration de l'attractivité piscicole du Lhaut aval, en particulier vis-à-vis de la truite lacustre. A notre connaissance, la recharge d'une embouchure lacustre est une première en France, probablement en Europe et peut-être au monde.
Nous vous présenterons dans la prochaine lettre d'information un montage vidéo vous permettant de suivre cette réalisation, financée par la DREAL Bourgogne Franche-Comté et L'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse. Dans l'attente, quelques premières images.

Septembre 2017

Le mois d'août encore sec a maintenu les niveaux d'eau bas et les premières pluies de septembre sont bénéfiques pour les marais et les nappes phréatiques. Les premières fraîcheurs et les couleurs encore timides annoncent bien l'automne.

Un mois d'août sous le signe des félins
Chat forestier Le 13 août, un Chat forestier est photographié dans la forêt de la Grand'Côte par notre piège photo.
Lynx boréal Le 28 août au soir, un Lynx boréal couché sur un frais andain profite des derniers rayons du soleil dans une prairie de la réserve naturelle. Il se laisse approcher de près, s'éloigne, se rapproche puis se recouche jusqu'à la tombée de la nuit. En retournant au même endroit le lendemain matin, l'observateur ému retrouve le félin allongé dans la brume, attendant les premiers rayons du soleil.

Ornithologie
La fauche aux Valières permet de voir au moins 2 Râles des genets (peut-être 4) - bon espoir d'une reproduction réussie ?
Les cris d'une nichée de Chouette hulotte sont entendus dans la parcelle A de la Grand'Côte le 21 août en tombée de nuit.
Le 24 août, 20 Guépiers d'Europe passent en migration sur le sud du lac de Saint-Point puis au-dessus de la réserve naturelle.

Migration
Un Chevalier culblanc crie sur la base de loisirs et le premier Martin pêcheur est noté le 17 août au matin. Le 25 août, quelques Hirondelles de rivages volent au-dessus des prairies parmi les dizaines d'Hirondelles de fenêtre. Quelques Traquets motteux sont observés en migration, dont un le 21 août aux Valières. Nous notons des passages régulier de Busards des roseaux et de Chevaliers guignette du 28 août au 5 septembre. Les marais étant relativement secs, quelques rares Bécassines des marais sont contactées en migration.

Entomologie
La recherche du Barbitiste des bois (Barbitistes serricauda) à l'aide d'une batbox permet de le contacter en nombre le 21 août dans la parcelle A de la forêt de la Grand'Côte ainsi que dans les buissons du marais des Vurpillères le 23 août. Ces prospections n'ont pas permis de contacter la Leptophye ponctuée (Leptophyes punctatissima) mais les recherches continuent !
Les odonates volent encore, représentées par le cortège automnal habituel. Une femelle de Cordulie arctique (Somatochlora arctica) est observée en ponte dans une fosse de la tourbière du Crossat le 27/08. Des tandems du Leste vert (Lestes viridis) sont également observés quelques jours après. Les femelles déposent de manière leurs œufs dans les rameaux des arbustes, comportement typique de cette espèce.

« Complètement syrphonnés » : l'article de la Salamandre sur les syrphes est disponible en ligne

Fauche au marais
La fauche des marais de la réserve naturelle a démarré le 25 août avec une belle surface de cariçaie haute : 103 balles rondes sont pressées le 21 août. En bas-marais, 4 secteurs sont fauchés le 4 septembre (32 balles rondes). 183 balles rondes auront été produites en 2017 !

Août 2017

La météorologie de ce milieu d'été est chaotique, alternance de journées de fortes chaleurs avec des épisodes orageux plus ou moins marqués (fortes pluies et montée des eaux les 24 et 25 juillet) et de périodes plus fraîches.

Ornithologie
Le mâle de Rousserolle turdoïde n'est plus contacté à partir du feu d'artifice du 14 juillet, et la reproduction n'a certainement pas abouti cette année au sud du lac. Le long de la Taverne, la Locutelle luscinioïde se signale par son chant jusqu'au 17 juillet, mais la reproduction n'est pas découverte (observations difficiles). Un travail de suivi important des nichées de fuligules est mené par l'équipe épaulée bénévolement par Gérard HUG : 5 nichées de Fuligule milouin et 5 de Fuligule morillon ont été rencensées au nord du lac et sur le plan d'eau de la Seigne, entre le 25 juin et fin juillet.
Une nichée de Pie-grièche écorcheur fréquente le marais-sud de la réserve naturelle. L'année 2017 est cependant moins bonne pour l'espèce que 2016.
Deux Gobemouches gris fréquentent la base de loisirs le 31 juillet (peut-être des oiseaux déjà en déplacement migratoire ?).
Sternes caugek La 234ème espèce d'oiseau dans la réserve naturelle est découverte par Anaëlle BERNARD le 21 juillet, avec deux Sternes caugek chassant sur le lac. Ces deux sternes seront ensuite observées et photographiées le même jour sur le lac de Saint-Point (cliché Laurent BESCHET).
Le 25 juillet, la femelle Busard des roseaux est toujours présente dans les marais de la réserve naturelle, mais sans espoir de reproduction (marais inondé le 25 juillet).

Migration
Passages d'hirondelles en migration avec quelques Hirondelles de rivage le 24 juillet.
Des Chevaliers guignette sont observés sur la base de loisirs à partir du 24 juillet, et 3 Chevaliers sylvains sont observés aux Vallières le 26.
Le retour des Grands cormorans est noté le 27 juillet.

Entomologie
Aeschne mixte Un Sympétrum strié (Sympetrum striolatum) émerge sur le plan d'eau de la Seigne le 27 juillet (seconde donnée pour la réserve naturelle). Le 3 juillet, sept Aeschnes des joncs (Aeshna juncea) sont observées dans les mares de la tourbière du Crossat. Plusieurs Aeschnes mixtes (Aeshna mixta), espèce tardive, et deux Gomphes à pince (Onychogomphus forcipatus) volent sur la base de loisirs le 7 août.
Un Oedipode turquoise (Oedipoda caerulescens) est observé pour la première fois en limite de la réserve naturelle ! Quelques individus (4 mâles) de Psophus stridulus sont à nouveau découverts cette année (absence en 2016) à quelques centaines de mètres de la réserve naturelle, et 6 mâles sont contactés dans le site Natura 2000.
Calobata petronella Une huitième espèce de micropezidae est identifiée pour la réserve naturelle : Calobata petronella.

Jean-Claude VALA, spécialiste des Scimoyzidae (famille de diptères prédatrice de mollusques), rend visite à l'équipe du 24 au 27 juillet. Pas de terrain effectué (pluie et fraîcheur), mais vérification des déterminations et des collections. Le peu de modifications apportées confirme la qualité du travail effectuée par l'équipe.

Le travail de notre association sur les syrphes fait l'objet d'un bel article dans le dernier numéro de la Salamandre.

Botanique
Deux pieds de Tanésie (Tanacetum vulgare) sont découverts dans un marais de la réserve naturelle. Plusieurs observations (15 juillet) témoignent de la fécondation des oeillets superbes (Dianthus superbus), espèce protégée, par le Moro sphynx (Macroglossum stellatarum).

Juillet 2017

La fin du mois de juin et le début juillet furent très chauds, caniculaires certains jours. Les niveaux d'eau sont extrêmement bas, entrainant un stress hydrique important dans les tourbières et marais. Les pluies de ces derniers jours sont salutaires !

D'après nos informations, les 4 Râles de genêts présents aux abords du lac de Remoray sont les seuls chanteurs présents au niveau régional, avec même l'absence de l'espèce pour le département de l'Ain. L'importance des fauches au 15 août a été communiquée aux agriculteurs pour montrer le poids de leur collaboration pour le Râle des genêts. Ces fauches tardives permettent également la sauvegarde des derniers couples de Tariers des prés. Six couples sont donc recensés en 2017, avec plusieurs familles ou nourrrissages notés le 27 juin. Par contre, la pluie et surtout le froid (12° C) du premier week-end de juillet ont peut-être engendré de la mortalité chez les poussins juste sortis du nid.
La Rousserolle turdoïde et la Locustelle luscinioïde sont toujours présentes sur leurs secteurs de roselière, mais la reproduction n'est toujours pas confirmée. Même constat pour le Busard des roseaux, avec une femelle présente au sud du lac encore le 4 juillet, mais qui semble simplement estiver. Quatre des 5 couples de Milan royal ont menés leur nichée à terme, et l'aire d'Epervier d'Europe est découverte à la tourbière du Crossat le 6 juillet. Dans cette même tourbière, une nichée de Gobemouche gris est découverte le 7 juillet. Enfin notons cette année 2017 une présence très forte de Fauvette grisette, contactée partout en milieu humide dans le Haut-Doubs.
Les nichées tardives d'anatidés semblent nombreuses, avec 4 nichées de Fuligule milouin les 25 juin et 7 juillet, et une nichée de Fuligule morillon (10 poussins) le 25 juin sur la Taverne.

La saison se poursuit dans de bonnes conditions pour l'entomologie :
- Le Solitaire (Colias palaeno) a finalement été observé avec des effectifs corrects dans la tourbière du Crossat !
Crocothemis écarlate - R. Decoin - Quelques observations de l'Anax napolitain (Anax parthenope) et du Crocothemis écarlate (Crocothemis erythraea) le 23 juin.
- Si la Leucorrhine douteuse (Leucorrhinia dubia) profite des travaux de restauration réalisés il y a 10 ans avec des effectifs très importants, la Leucorrhine à large thorax (Leucorrhinia pectoralis) n'a pas été observée cette année, tout comme la plus rare Leucorrhine à front blanc (Leucorrhinia albifrons) qui restera introuvable en 2017, malgré des prospections spécifiques.
Eumerus grandis

Chez les syrphes, la tente Malaise de cette année 2017 permet la découverte de deux nouvelles espèces pour la réserve naturelle :Xylota florum et Eumerus grandis. Pipzella mongolorum, dont la réserve naturelle constitue la seule station française, est à nouveau contacté. Enfin la 220ème espèce de syrphe de la réserve naturelle (Merodon cinerea) est découverte par le diptèriste Christophe LAURIAUT, en forêt de la Grand'Côte. Ce dernier réalise un travail important sur les Tachinaires de la réserve naturelle, famille de diptères actuellement très mal connue.
Oeillets superbes Enfin la cicindelle Cicindella hybrida est notée pour la première fois dans la réserve naturelle le 27 juin.

Comptage Œillets superbes
Les bonnes conditions météorologiques ont permis aux Œillets superbes (Dianthus superbus) de fleurir plus précocement que d'habitude. Le comptage réalisé traditionnellement le 14 juillet a été organisé le 4 juillet dernier. Après une mauvaise année 2016 où seulement 759 œillets avaient été comptabilisés, l'effectif 2017 s'élève à 2 820 œillets. Merci aux participants !

Mammifères
Après de longs mois d'absence du Chamois dans la réserve naturelle (une harde était encore bien présente il y a quelques années), une femelle de Chamois accompagnée de son chevreau de l'année est notée en forêt de la Grand'Côte le 20 juin.

Nouvelle signalétique sur la base de loisirs
Panneau d'information sur la base de loisirs Panneau d'information sur la base de loisirs Panneau d'information sur la base de loisirs Depuis quelques jours, la base de loisirs de Labergement-Ste-Marie bénéficie d'une nouvelle signalétique. Un panneau signale aux visiteurs leur entrée dans la Réserve Naturelle et la réglementation qui en découle. Un plan indique les principaux aménagements. Des zooms sur des espèces à observer sont signalés au verso du panneau.

Un deuxième panneau vise à préciser un point de la réglementation. Les propriétaires de chien sont maintenant bien informés que leur animal doit être tenu en laisse !

Juin 2017

La météorologie de ce mois de juin est actuellement très favorable, et tranche avec les deux printemps derniers (surtout celui de 2016). Il semble que la faune en profite pour se refaire « une santé ».

La bonne nouvelle de ce mois vient du Râle des genets, avec l'arrivée de deux nouveaux chanteurs le 30 mai, qui viennent rejoindre les deux oiseaux déjà présents depuis les 9 et 13 mai. Le 1er juin, lors d'un point découte IPA, 4 chanteurs simulatnés sont notés, et un individu est observé à deux reprises en vol spontané pour défendre son territoire. Il s'agit des effectifs maximaux, déjà observés sur la réserve naturelle en 1993, 2006 et 2016. Les oiseaux sont bien positionnés, en marais ou en secteur fauché après le 15 août.

Le rencensement des Râles d'eau a été réalisé les 16 et 22 mai, et donne les résultats suivants : 44 territoires déterminés, soit un résultat honorable.

Les 3 espèces de Rousserolles peuvent s'entendre dans la réserve naturelle, avec l'arrivée d'une Rousserolle turdoïde au sud du lac depuis le 26 mai. Une Locustelle luscinioïde chante à la Taverne depuis le 30 mai. La preuve de nidification de ces deux espèces, très intéressantes, est actuellement recherchée.

5 à 7 couples de Tariers des prés sont présents aux Vallières, ce qui représente un bon résultat sur ce secteur avec des fauches tardives contractualisées par les agriculteurs. A l'extérieur de la réserve naturelle, un exclos non fauché a été accepté par Régis FERREUX, que nous remercions.

A noter la présence du Busard des roseaux, avec un mâle observé aux Vallières le 8 juin et une femelle au sud du lac le 12 juin. A surveiller !

Entomologie
L'année est pauvre en papillons dans la réserve naturelle, avec un nombre limité d'observations de Cuivré de la bistorte et de Damier de la Succise. Les premiers Solitaires sont notés en tourbière (très peu d'observations en 2016), et l'absence du Fadet des tourbières se confirme malheureusement (dernière observation en 2014).

Syrphes
Merodon equestris (Commons) La tente Malaise de l'année apporte de belles informations en terme de complément d'inventaire. Deux nouvelles espèces de syrphes sont découvertes : Cheilosia insignis et Cheilosia impressa, soit 43 espèces de Cheilosia ! Merodon equestris est confirmé aux Vurpillières, sur des secteurs à Narcisse des poêtes. Au total, 217 espèces de syrphes sont donc présentes dans la réserve naturelle, chiffre toujours inégalé en France, à surface équivalente.
Dans le cadre du Programme Life tourbières du Jura, la présence de Xylota caeruleiventris, nouvelle espèce française découverte en 2016 à Bonnétage, est observée dans la réserve naturelle régionale de Frasne- Bouverans en 2017.

Hyménoptères
Deux abeilles charpentières (Xylocopa) sont observées le 12 juin en mégaphorbiaie : une découverte pour la réserve naturelle.

Mai 2017

Après un mois d'avril très sec, mai démarre avec la pluie et le froid. Les niveaux d'eau viennent de remonter, pour le plus grand bien des rivières, tourbières et marais, mais trop tard pour certaines espèces d'oiseaux (Bécassines notamment).

Botanique
Comptage des Fritillaires Plusieurs bénévoles de l'association sont venus épauler l'équipe de salariées et de stagiaires le 6 avril dernier pour effectuer les comptages des Fritillaires pintades (Fritillaria meleagris) dans une parcelle de marais au sud du lac et dans les prairies agricoles des Valières.
- 2079 pieds (moyenne = 1547 pieds) ont été comptés dans la parcelle du marais au sud du lac gérée par l'association.
- 375 pieds (moyenne=398 pieds) ont été comptés dans les prairies des Valières.
Effectifs des Fritillaires Depuis 2015, le comptage est réalisé en différenciant les 4 parcelles agricoles fauchées. Pour certaines d'entre-elles, la différence inter-annuelle des effectifs est importante. Primevère farineuse Il semblerait que le pâturage automnal limiterait le développement des bulbes au printemps suivant.

Les Primevères farineuses (Primula farinosa) sont actuellement en pleine floraison le long du chemin longeant le Plan d'eau de la Seigne à la Base de loisirs de Labergement-Ste-Marie. Merci de respecter ces délicates fleurs roses en vous abstenant de les cueillir.

Ornithologie
La migration se poursuit. Un Balbuzard pêcheur passe le 11 avril au-dessus du Rondeau, quelques Bécassines des marais et un Chevalier culblanc crient aux marais sud le 13 avril, et aux Valières le 24 avril. Un Chevalier guignette est de passage le 4 mai sur la base de loisirs. Un Canard souchet mâle est présent le 4 avril sur la base de loisirs et un couple de Nette rousse le 10 avril. Un Pouillot de Bonelli chante le 14 avril dans la parcelle F de la forêt de la Grand'Côte. Plusieurs Gobemouches noirs font halte sur la base de loisirs fin avril début mai. Un Traquet motteux est observé le 24 avril sur la voie ferrée et un autre le 4 mai dans les prairies agricoles. Beau spectacle le 2 mai d'une Guifette noire chassant avec élégance sur le lac parmi les hirondelles. Un Rossignol philomèle chante sur la base de loisirs le même jour. Première observation de l'espèce, il s'agit de la 233ème espèce observée dans la réserve naturelle !

Nidification
Les premiers Tariers des prés arrivent le 26 avril et 4 couples sont observés aux Valières le 2 mai. 25 piquets temporaires sont installés dans les prairies agricoles situées dans la réserve naturelle et contractualisées avec une date de fauche mi juillet. Ces perchoirs artificiels visent à pour attirer les tariers de ce côté. Les premières Fauvettes des jardins arrivent le 2 mai et les Locustelles tâchetées le lendemain. Les premiers Martinets noirs chassent le 5 mai sur le lac.
Le 9 mai, le premier Râle des genets chante, puis un second dès le 13 mai ! Ces arrivées assez précoces sont intéressantes, car concernent des oiseaux qui arrivent directement d'Afrique (les arrivées après le 20 mai font généralement suite à une destruction du site de nidification en plaine). Depuis 30 ans, ces arrivées précoces n'ont été observées qu'à 5 reprises (1998, 2000, 2006, 2009 et 2017).
Le 14 mai, les premières Pie-grièches écorcheurs sont observées dans la réserve naturelle.
Année blanche pour la Bécassine des marais qui ne se reproduira pas dans la vallée des deux lacs, suite à un niveau d'eau trop bas en mars et avril. Aucune observation de Marouette pour l'instant.

Les premières nichées d'oiseaux d'eau sont observées avec une nichée de 5 Foulques macroules sur la base de loisirs le 4 mai, et une nichée forestière de 11 canetons colverts traversant la route vers le lac le 5 mai qui évite de justesse un chauffard ne voulant pas leur céder le passage…
Onze nids de Hérons cendrés occupent désormais l'île du plan d'eau de la Seigne, avec les premiers jeunes observés dans 4 nids le 10 avril. Deux couples s'installent également en face de la Maison de la réserve, proche du Doubs.

Un couple de Pigeon colombin s'installe dans la parcelle G de la forêt de la Grand'Côte et un couple de Faucon hobereau chasse dans les marais sud le 24 avril.

Milan royal
Marie-Claire semble être revenu pour nicher dans la forêt de la Grand'Côte ! Il ne reste plus qu'un tout petit bout de sa marque alaire droite. Le bleu présent sur le bord d'attaque laisse penser qu'il s'agit bien de lui… Les couvaisons commencent début avril. Un nouveau nid est trouvé dans la forêt de la Grand'Côte grâce à Sabrina Clément, en stage, en limite extérieur de la réserve naturelle. L'arbre, non encore marqué, a échappé par chance à la coupe de la parcelle ce printemps. Il sera marqué prochainement avec l'O.N.F.
Le dénombrement des couples dans la maille de 10 km par 10 km le 12 avril permet de comptabiliser 10 à 11 couples ! Parmi eux, à Sarrageois, un Milan royal marqué blanc-blanc / noir-rouge a été contrôlé le 12 avril. Il s'agit d'un individu nommé "Manon", marqué à l'aire le 12 juin 2009 à Glamondans (25) sur le premier plateau. Son premier contrôle a eu lieu en juin 2015 à Bannans (25), puis il a été revu en avril 2016 à Chaffois (25).
Un autre milan est contrôlé le 5 mai aux Fourgs où il niche. Marqué blanc-jaune / rose-bleu, il s'agit d'un individu né le 21 juin 2010 à Mignovillard (39) qui a été revu à Bonnevaux (25) en 2011 puis aux Fourgs (25) en couple en 2012 et à Soto de San Esteban en Espagne le 19 janvier 2014 !

Entomologie
Emergence de Cordulia aenea Tandem de Sympecma fusca Les premières libellules profitent d'une belle journée ensoleillée le 5 mai pour émerger : des Erythromma najas, Coenagrion puella et pulchellum, 12 émergences de Cordulia aenea et Brachytron pratense, et une trentaine de Sympecma fusca (photo). L'effectif de cette dernière espèce pour la réserve naturelle est remarquable, et il semble que l'année soit propice à Sympecma fusca. Malgré recherche, Sympecma paedisca, n'a pas été découvert.

Mammalogie
Une Hermine nourrit ses petits le 2 mai dans les prairies agricoles en limite de la réserve naturelle.
Transhumance des koniks Plusieurs observations de Lynx ont été faites autour de la réserve naturelle début avril.

Après 5 mois d'hivernage, le troupeau de 5 koniks polski a repris son travail au marais le 11 mai.

Enfin, l'arrêté interministériel pour la réserve biologique intégrale de la forêt de la Grand'Côte (61,5 ha) a été signé le 26 avril 2017. Une date à marquer d'une pierre blanche, pour ce laboratoire scientifique des stades de viellissements, de sénescence et d'écroulement des milieux forestiers. L'aboutissement d'un partenariat fructueux avec l'Office National des Forêts depuis près de 25 ans.

Avril 2017

Le printemps a démarré avec une météorologie très favorable et bien différente de 2016. Le côté agréable de ces belles semaines ne doit pas occulter le manque d'eau qui se fait nettement sentir dans les cours d'eau, marais et tourbières. Il est rare de connstater des niveaux d'étiage si sèvères à la mi-avril.

Lobaria pulmonaria - C. Mazuez

Lichenologie
Belle découverte dans la forêt de la Grand'Côte avec la première observation du lichen pulmonaire (Lobaria pulmonaria) sur le tronc d'un vieux hêtre. Aisément reconnaissable par son aspect très alvéolé, ce lichen peu commun affectionne les vieilles forêts et témoigne d'une très bonne qualité de l'air. Cette espèce fera prochainement l'objet de prospections précises afin d'évaluer sa répartition dans la Réserve Biologique Intégrale.

Ornithologie
Voici les résultats du dernier comptage des oiseaux d'eau du lac, le 13 mars : 29 Grèbes huppés, 2 Grèbes castagneux, 11 Harles bièvre, 162 Foulques macroules, 26 Canards colverts, 14 Sarcelles d'hiver, 48 Fuligules morillon, 18 Fuligules milouin, 11 Grands cormorans, 4 Cygnes tuberculés.

Les arrivées des oiseaux nicheurs s'échelonnent avec le premier Pouillot fitis et la première Linotte mélodieuse entendus le 28 mars et les premières Hirondelles rustiques au-dessus de la base de loisirs le 31 mars.
Les marais trop secs n'accueillent actuellement aucune Bécassines des marais : un seul et court chevrotement entendu aux Valières le 3 avril. Même constat pour les Râles d'eau, à la mi-avril très peu nombreux.
Sur la Taverne le 23 mars, une Grande aigrette transporte quelques instants une branche dans son bec… la construction d'un nid à venir ? Un couple de Nette rousse sur la Taverne du 2 au 6 avril, rejoint par un second mâle. La héronnière compte désormais 11 nids, dont 4 contiennent déjà des jeunes Hérons cendrés.

Dans la forêt de la Grand'Côte, 2 Bécasses des bois sont levées le 13 mars. Le recensement des pics dans les 72 hectares de forêt donne les résultats suivants : 2 territoires de Pic noir, 6 de Pic épeiche et 2 à 3 de Pic vert.

Deux autres "soirées chouettes" ont été organisées. Le 30 mars, 15 personnes ont entendu 3 Chevêchettes d'Europe, 2 Chouettes de Tengmalm, 3 Chouettes hulotte et 1 Hibou Moyen-Duc. La deuxième soirée d'écoute le 5 avril visait à localiser plus précisément les Chouettes de Tengmalm… mais aucune n'a été réentendue. En revanche, 1 Chevêchette d'Europe, 2 couples plus 1 femelle de Moyen-Duc et 1 couple plus 2 mâles de Chouette hulotte ont animé la soirée des 16 participants. De nombreuses Bécasses des bois ont par ailleurs été entendues lors de la croule en tombée de nuit.

Un Pic épeichette motivé est resté du 16 au 21 mars autour de la Maison de la réserve, appelant désespérément une femelle en tambourinant sur le frêne. Sur le frêne voisin, deux Tourterelles turques s'accouplent le 23 mars.

Côté Milan royal, 6 couples sont donc présents sur l'aire traditionnelle de suivi de l'espèce, avec des changements de partenaires : la femelle rose-bleu en couple avec Marie-Claire (bleu-rouge) en 2016 s'accouple avec Beauregard et est vu dans son nid de 2016 ! Marie-Claire n'a toujours pas été revu. A-t-il perdu son marquage sur l'aile droite, est-il mort ? Le suivi des Milans royaux prend une nouvelle direction en 2017 avec l'ambition d'estimer à nouveau le nombre d'individus nicheurs en Franche-Comté. Une grande maille de 10 km sur 10 km est donc prospectée en vue de recenser tous les couples. Sabrina Clément, en stage chez nous pour 2 semaines, nous épaulera dans cette nouvelle mission !

La migration se poursuit également avec un Merle à plastron de passage sur le blockhaus le 23 mars. 10 Cigognes blanches volent au-dessus de Labergement-Sainte-Marie le 24 mars. Un Busard des roseaux femelle vole le 29 mars sur le lac, une Grive mauvis chante le long du Doubs, et un Chevalier culblanc crie aux Valières le 29 mars. Un Grand butor en vol le 30 mars à la Taverne. Trois Sarcelles d'été (2 mâles et 1 femelle) sont observés au nord du lac puis le long du Doubs les 2 et 3 avril. Un Busard des roseaux mâle en beau plumage clair chasse entre les deux lacs le 3 avril. 25 Sarcelles d'hiver, 1 Canard souchet et 1 Vanneau huppé fréquentent le Doubs le 3 avril. Un Balbuzard pêcheur chasse vers la base de loisirs le 6 avril.

Entomologie
Hachette - P.M. Aubertel La saison entomologique a démarré très tôt cette année. La Piéride du navet et l'Aurore sont sortis avec plusieurs semaines d'avance. De nombreuses Hachettes (Aglia tau) sont observées en forêt de la Grand'Côte le 9 avril. Depuis quelques semaines, les bourdons s'activent à la recherche d'un terrier où faire leur nid. La Maison de la réserve participe au Protocole de l'observatoire des bourdons.
Le travail sur les diptères redémarre pour 2017. Les nouvelles dans la prochaine lettre d'infos !

Mars 2017

Le lac de Remoray dégèle le 2 mars (54 jours de gel cet hiver), et les précipitations mêlées à la fonte de la neige rehaussent fortement les niveaux d'eau.

Le 22 février, une première prospection des rapaces nocturnes est organisée avec quelques bénévoles. Cette soirée aura permis de contacter 3 Chouettes hulottes dans la réserve naturelle ou dans ses abords immédiats et un Moyen-Duc en limite de la réserve naturelle. Une Chouette de Tengmalm aurait également été entendue… à confirmer dans les prochaines semaines ? Les hulottes n'ont pas été entendues aux mêmes endroits que l'an dernier. Les territoires sont-ils en train de se (re)former ? L'évolution spatial des territoires dans la forêt de la Grand'Côte sera suivie avec attention.

Un protocole d'échantillonnage génétique de la Gélinotte des bois est mis en place les 22 et 23 février dans la forêt de la Grand'Côte. Il participe à une étude à l'échelle du massif jurassien qui vise notamment à estimer la richesse de la population de Gélinotte, définir l'état et la qualité des populations (hétérozygotie, sex-ratio, etc.) et déterminer l'influence de l'altitude et du type de peuplement forestier sur les populations. Ce protocole se base sur l'analyse génétique de fientes prélevées sur un total de 44 placettes de 40 ha.
Parallèlement, des fientes sont également prélevées pour une étude des parasitoses de la Gélinotte des bois sur le massif jurassien.
A l'échelle de la réserve naturelle, ce protocole vient compléter les IPPC (Indices de présence sur placettes circulaires) et permettra de dénombrer les individus présents sur la réserve naturelle. A noter le chant d'un oiseau le 23 février.

L'hiver se termine et les 2 Pie-grièches grises de la réserve naturelle sont encore observées les 27 février (secteur nord du lac). Le 26, un oiseau s'enfouit au cœur d'un saule pour y passer la nuit.

Une Cigogne blanche est observée par Candice GAGNAISON le 24 février, aux Valières. Le 3 mars, 13 cigognes blanches atterrissent au Rondeau en fin d'après-midi. Leur halte migratoire prend fin le lendemain matin. Cigognes au Rondeau

Le 4 mars, un couple de Garrot à œil d'or est observé à la baraque des pêcheurs. Le lendemain, un couple de Nette rousse est observé au sud du lac de Saint-Point. Le vendredi 10 mars, 7 Macreuses brunes font halte sur le lac de Saint-Point.

Le retour des nicheurs annonce le printemps. Les premiers chanteurs sont notés cette année le 12 février (Bergeronnette grise), 16 février (Grives draine et muscienne, Grimpereau des jardins), 27 février (Grèbe castagneux, Grimpereau des bois), 10 mars (Alouette des champs, Bruant des roseaux, Pipit farlouse, Roitelet à triple bandeau), 13 mars (Tarier pâtre)… Les 2 premières bécassines sont notées au marais le 26 février, et le premier Milan noir le 10 mars.

En forêt de la Grand'Côte, un Faucon pélerin plume une proie le 16 février. Un recensement de Pic épeiche est en cours dans les parcelles de la Réserve biologique intégrale. A votre avis, combien de territoires sont contenus dans ces 72 hectares ? Réponse dans la lettre d'informations du mois prochain.

Les Milans royaux arrivent et les couples se (re)forment : le 8 mars, Beauregard, milan royal marqué (blanc-jaune ; rose-noir) chasse sur ses terres de Labergement-sainte-Marie. Le 10 mars, l'individu marqué rose-bleu à droite (marquage perdu à gauche) dont la reproduction avec Marie-Claire a échoué l'an passé est observé sur Labergement-Sainte-Marie, et le lendemain en couple au niveau de son aire traditionnelle. Le même jour, 2 milans royaux s'accouplent sur la base de loisirs. Affaire à suivre… Au 13 mars, 5 couples sont présents sur notre zone de suivi annuel, dont 3 dans la forêt de la Grand'Côte !

Enfin signalons que de nombreux campagnols (et non mulots !) sont présents en prairies agricoles en cette fin d'hiver. Les observations d'Hermines sont très nombreuses, surtout en pelage hivernal (blanc) sur les secteurs sans neige. Plusieurs individus fréquentent les prairies des Valières et un individu est observé vers Grange du lac le 24 février.

Février 2017

L'hiver s'est un peu éloigné avec le redoux de ce milieu de mois qui fait fondre la neige et les premiers chants témoignent de ce basculement vers le printemps.

Ornithologie
Quatre Garrots à œil d'or (3 mâles et une femelle) sont observés au sud du lac Saint-Point le 12 février. Le même jour, les Hérons cendrés s'affairent déjà à la consolidation de leurs nids sur l'île du plan d'eau de la Seigne. Le 15 février, déjà 7 nids sont occupés !
La Pie-grièche grise chasse dans le marais au sud du lac le 14 février.
Le comptage des oiseaux d'eau du lac de Remoray, gelé à 99 % effectué le 14 février donne : 5 Harles bièvres (1 mâles et 4 femelles), 10 Canards colvert, 5 Sarcelles d'hiver, 1 Garrot à œil d'or mâle, 44 Fuligules morillon, 1 Grande aigrette et 4 Grands cormorans.

Entomologie
Helorus anomalipes, extrait de John Curtis, British Entomology Vol. 3 Hadrien GENS se forme sur deux familles d'hyménoptères apocrites (aussi appelés térébrantes) dont la connaissance est encore très lacunaire sur la réserve naturelle : les Heloridae et Braconidae.

Les Heloridae constituent une petite famille de parasitoïdes de couleur noire et mesurant de 6 à 8 mm. Toutes les espèces sont parasites de larves de chrysopes (névroptères). Deux espèces ont déjà été identifiées : Helorus anomalipes et Helorus meridionalis (= Helorus striolatus).
Ascogaster varipes - © Royal Belgian Institute of natural Sciences (RBINS) Les Braconidae sont l'une des familles les plus importantes et peu connues chez les hyménoptères et le travail d'identification concerne pour le moment le seul genre Ascogaster (famille des Cheloninae). Ces hyménoptères sont des endoparasites de microlépidoptères, et en particulier des Tortricidae. Ascogaster varipes, A. abdominator et A. bidentula ont été identifiés dans la réserve naturelle.

Récoltées aux Valières dans la tente Malaise n° 50, plusieurs abeilles sauvages et autres bourdons ont été déterminées dans l'hiver par Daniel GOY. Quelques échantillons issus des tentes Malaise de 2009-2011 lui sont également parvenus. Ce spécialiste local des Apidés nous a transmis tout récemment ses résultats. Il a déterminé 58 individus concernant 9 espèces. Parmi celles-ci, Lasioglossum leucopus et L. albipes sont nouvelles pour la réserve naturelle !

Les Ephéméroptères, Plécoptères et Trichoptères (EPT) récoltés dans la tente Malaise n° 50 ont été triés et envoyés à Jean-Paul REDING. Ce spécialiste suisse, avec qui nous collaborons depuis de nombreuses années, a identifié 24 espèces. Parmi elles, Athripsodes cinereus, Grammotaulius nigropunctatus, Limnephilus griseus et L. incisus sont nouvelles pour la réserve naturelle et Cyrnus flavidus n'avait pas été revue depuis 1979 !
Agrypnia varia - Wikipedia Commons Jean-Paul a également travaillé en 2016 sur les larves d'EPT récoltées par Anaëlle BERNARD lors des échantillonnages du zooplancton. Outre la valorisation des captures accidentelles, ce travail aura permis de déterminer 20 espèces, dont une nouvelle pour la réserve naturelle : Agrypnia varia. La liste des EPT de la réserve naturelle s'élève désormais à 115 espèces. Ce travail renforce également l'intérêt de l'étude des micro-habitats larvaires pour faire progresser la connaissance sur les EPT. Un nouveau travail est programmé en 2018 dans le cadre du 4ème plan de gestion.

Janvier 2017

Après un mois de décembre de décembre sans pratiquement aucune précipitation (seules quelques gouttes le 25), l'hiver s'installe depuis la fin du mois. Des températures froides (minimum de - 22°C au Crossat le 7 janvier), engendrent le gel du lac à partir du 28 décembre, partiel au début, total depuis le 6 janvier.
Le 3 janvier, un patineur irrespectueux et peu scrupuleux fait s'envoler une centaine de canards hivernant sur une partie du lac encore libre des glaces. Scène de dérangement affligeante, alors que la chasse est encore ouverte à cette période (clôture fin janvier).
Merci aux patineurs de ne pas provoquer de dérangement, tant que le lac n'est pas gelé à 100 %. Nous rappelons que, comme partout, le patinage est interdit et se pratique à vos risques et périls.

Oiseaux
Le comptage mensuel des oiseaux d'eau du 16 décembre permet d'observer : 27 Foulques macroules, 35 Canards colverts, 3 Harles bièvres mâles, 71 Sarcelles d'hiver, 1 Fuligule milouin femelle, 42 Fuligules morillons (15 femelles 27 mâles), 10 Cygnes tuberculés, 1 Grèbe huppé, 5 Grèbes castagneux et une Grande aigrette.
- 11 Garrots à œil d'or sont observés le lendemain sur le lac.
- Le 1er janvier 2017, 8 Grandes aigrettes chassent les campagnols dans le coteau sec proche de Grange du lac. Spectacle étonnant !
- Le 6 janvier, 2 Pigeons ramiers sont toujours présents dans la forêt de la Grand'Côte et le mâle chante dans la parcelle C. Un chant de Bouvreuil pivoine se fait entendre le même jour dans la parcelle D.
- L'hivernage se poursuit pour la Pie-grièche grise, observée le 8 janvier au nord du lac.
- Les Milans royaux sont toujours présents dans le Haut-Doubs : 2 oiseaux entre les deux lacs le 31 décembre, et un individu au même endroit le 11 janvier.

Un Faucon crécerelle femelle bagué a été trouvé mort le 5 décembre 2016 dans un pot de fleurs à Petite-Chaux par Pierre ROUSSEL (sans doute une collision contre la vitre). La lecture de la bague par le Centre de recherches sur la biologie des populations d'oiseaux (CRBPO) indique qu'il s'agit d'un individu bagué poussin le 28 juin 2016 à Vaasa en Finlande, à 2139 km ! Ce contrôle fort intéressant n'est pas le premier en région concernant des individus originaires de cette région.

Carte des bagages

Mammifères
Crossope de Miller Une nouvelle espèce de mammifère a été identifiée sur la réserve naturelle : la Crossope de Miller (Neomys anomalus). Avec des effectifs faibles et localisés, cette espèce est classée "en danger" sur la liste rouge des vertébrés terrestres de Franche-Comté. En effet, seulement onze données ont été collectées en Franche-Comté sur la période 1977-2015. Cette espèce pourrait être une relique pré-glaciaire liée aux milieux humides plutôt qu'à la présence d'eau libre.
Carte de répartition Durant l'automne 2015, 2 musaraignes ont été trouvées mortes dans les marais sud et une sur la base de loisirs et pouvaient être assimilés à 2 espèces potentielles : la Crossope aquatique (Neomys fodiens) ou la Crossope de Miller (Neomys anomalus). Ces 2 espèces morphologiquement très proches ne sont différenciables que par la hauteur coronoïde de leur mandibule. Chez la Crossope aquatique, elle est d'au moins 4,6 mm (4,9 mm en moyenne), tandis que chez la Crossope de Miller, elle mesure 4,5 mm au maximum (4,2 mm en moyenne). Les mesures effectuées sur nos 3 individus ont rapporté des hauteurs coronoïdes de 3,58 mm, 4,06 mm et 4,19 mm, permettant de les identifier comme Neomys anomalus, une espèce qui n'avait pas encore été rencontrée sur la réserve, contrairement à Neomys fodiens. Cette découverte porte la liste des mammifères de la réserve naturelle à 52 espèces !
Chez les mammifères toujours, deux observations de Lynx ont été réalisées en décembre, en milieu de mois vers la baraque des pêcheurs (Sébastien GREMION) et le 27 vers Grange du lac (une partie seulement de la famille BERAUD !).

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