Maison de la Réserve Naturelle du Lac de Remoray - www.maisondelareserve.fr
Piquets dans la neige
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Nouvelles de la Réserve Naturelle

Septembre 2018

La plage de la base de loisirsEn l'absence de précipitations conséquentes depuis le mois de juin, les zones humides ont de plus en plus soif. Certaines mares de la tourbière du Crossat sont vides et le niveau du lac est extrêmement bas. Ces phénomènes n'ont jamais été observés à ce point.

Ornithologie
Migration d'automne
La migration post-nuptiale est marqué par un passage marqué de Chevaliers aboyeurs observés sur les vasières du lac (3 le 27 août, 3 le 30 août, 2 le 3 septembre, 1 le 5 septembre, 2 le 7 septembre) et de Chevaliers guignettes (2 le 10 août, 1 le 3 et le 5 septembre). Quelques Guifettes noires chassent sur le lac de Remoray le 25 août (2 oiseaux) et le 3 septembre (1). Huit Nettes rousses stationnent le 7 septembre sur le lac. Alors que les marais sont secs, quelques Bécassines des marais sont également observées s'alimentant sur les grèves présentes : 2 le 3 septembre sur la Taverne, et 2 le 7 septembre au sud du lac.
Un groupe de 31 Sarcelles d'été et un Grèbe à cou noir sont observés le 25 août au sud du lac de Saint-Point.
17 Grands cormorans se posent au sud du lac le 5 septembre. Un groupe de 14 Guêpiers d'Europe en migration crient le 7 septembre à l'est du lac.
Le Faucon hobereau est présent au sud du lac le 4 septembre et une femelle de Busard des roseaux chasse au marais le 7 septembre.

Thecla betulae - Jacek rybak / Wikimedia Commons

Belle activité de passereaux (Bergeronnettes, Tariers des prés dans les roselières, Linottes mélodieuses et Chardonnerets élégants) qui animent la base de loisirs et les rives du lac. Un groupe d'environ 1000 Chardonnerets et Linottes est observé sur le Montrinsans le 4 septembre.
Le 5 septembre dans la forêt de la Grand'Côte, une Gélinotte des bois est observée sur le chemin Maclin tandis qu'un Pigeon colombin chante (encore !).

Papillons
Une nouvelle espèce de papillon de jour est observée dans la réserve naturelle : le Thècle du Bouleau (Thecla betulae) est observé sur une ombellifère aux Valières le 4 septembre. 3 autres individus proviennent de la tente Malaise 80 le 29 août.

Catocala electa - SLU / Wikimedia Commons

Du côté des nocturnes, une très belle espèce également nouvelle pour la réserve naturelle est noté (2 individus) de la même tente Malaise : l'Élue (Catocala electa).

Orthoptères
Toutes les espèces "classiques" sont observées dans les zones humides (avec toujours une forte densité de Conocéphale des roseaux (Conocephalus dorsalis) et en forêt avec une activité de chant soutenue du Grillon des bois (Nemobius sylvestris) le 5 septembre.
La station d'Oedipode stridulante (Psophus stridulus) du site Natura 2000 est visitée tardivement le 28 août et permet de détecter 2 mâles. Pas d'observation en 2018 de cette espèce sur l'autre station en bordure de réserve naturelle.

Mammalogie
Louis Chabod observe un Cerf bramant accompagné de 4 biches, sous la lune en bordure est du lac le 26 septembre. Il s'agit de la seconde observation de l'espèce dans la réserve naturelle, après une biche observée en forêt de la Grand'Côte en 2010.

Evaluation de l'état de conservation des habitats agro-pastoraux du site N2000
Prairie de fauche Le travail aboutissant à définir l'état de conservation des habitats agro-pastoraux d'intérêt communautaire du site Natura 2000 « Vallons de la Drésine et de la Bonavette » touche à sa fin. Cette étude, a été menée remarquablement par Rémi Turban, étudiant en Master 2 Gestion de l'environnement à Rouen, selon la méthodologie publiée par le Muséum National d'Histoire Naturelle. Les différents indicateurs révèlent que les prairies de fauche, les pelouses calcicoles et les prairies à molinies du site natura 2000 sont globalement altérées.
Les prairies de fauche et les pelouses calcicoles sont pénalisées par une fertilisation excessive menant à une eutrophisation des sols banalisant le cortège floristique.
Les prairies à molinies présentent un état altéré presque favorable mais sont fortement pénalisées par la présence de drains perturbant l'hydraulique de ce milieu. De plus, elles tendent à évoluer vers un milieu de mégaphorbiaie indiquant une gestion non optimale de cet habitat.

Botanique
Solidago gigantea - Rosa-Maria Rinkl / Wikimedia Commons Le Solidage géant (Solidago gigantea) jusqu'alors seulement connu dans la réserve naturelle au niveau de la base de loisirs a été observé sous forme de deux petites tâches dans le marais au sud du lac. Classée comme espèce exotique envahissante majeure en Franche-Comté, des actions d'arrachage et de fauche seront réalisées afin de limiter son expansion.

Fauche & pâturage
Profitant de ce niveau d'eau exceptionnellement bas, un vaste secteur est fauché au Rondeau le 18 août. 98 balles rondes sont produites le 20 août. Pas d'intervention dans les bas-marais au sud du lac cette année, suite aux travaux de comblement de drains effectués en automne dernier. Le secteur de baguage des bécassines est fauché et endainé le 4 septembre, mais l'absence d'eau et d'oiseaux est actuellement constatée.
Après un beau pâturage réalisé au mois d'août sur des prairies humides des Vurpillières, les 5 koniks polski ont rejoint leur parc d'automne en cariçaie aux abords du lac depuis le 4 septembre.

Juillet-Août 2018

Une hermine est observée le 23 juillet traversant le parking de la base de loisirs, une seconde est surprise le lendemain dans la zone de travaux en bordure du Crossat.

Ornithologie
L'été est calme. Quelques dernières nichées sont observées : 6/8 de Grèbes huppés, une seule de Fuligule morillon sur la base de loisir (1 jeune), une de Cygne tuberculé sur la Taverne (5 jeunes).

L'occasion de faire un petit bilan ornithologique de la saison 2018, pour les espèces importantes de la réserve naturelle 

  • Râle des genêts : la très belle nouvelle de l'année, annoncée volontairement un peu en retard pour la tranquillité des oiseaux. Cinq chanteurs sont cartographiés en 2018, soit un record d'effectif pour la réserve naturelle. Premier oiseau entendu aux Valières le 16 mai. L'oiseau, très discret (peut-être accompagné d'une femelle) est entendu le 22 mai. Le 1er juin, deux oiseaux chantent, dont un à un mètre (!) du point d'écoute ; l'oiseau disparait sans faire bouger un seul brin d'herbe ! Une arrivée se confirme, avec 3 chanteurs entendus le même soir. Le 9 juin, un individu est noté à l'ouest du Crossat (nouveau site), puis 4 le même soir aux Valières. Nous pensions alors que l'individu du Crossat avait rejoint les 3 autres des Valières, pour un total de 4 mâles chanteurs. Mais le 10 juillet, un Râle de genêts est levé au Crossat, avec un comportement typique d'une femelle accompagnant des jeunes (cris, très court envol et pose à quelques mètres). Un total de 5 territoires ponctue donc cette année 2018, avec une quasi-preuve de reproduction au Crossat et 4 territoires aux Valières, en situation idéale avec des fauches tardives qui n'interviendront qu'après le 15 août.
    Evolution de la population de Râle de genêts Les bonnes nouvelles ornithologiques sont rares ; sachons apprécier celle-ci à sa juste valeur !
  • Marouette ponctuée : nous annoncions une année blanche, mais un mâle chanteur tardif est noté aux Valières les 13 et 14 juin. Une nidification tardive n'est jamais exclue pour la Marouette ponctuée.
  • Râle d'eau : bon résultat en 2018 avec 52 territoires cartographiés.
  • Année blanche pour les Sarcelles d'hiver, d'été et la Bécassine des marais. Aucune reproduction en 2018.
  • Milan royal : 5 territoires notés en 2018 dans ou à proximité proche de la réserve naturelle.
  • Tarier des prés : 5 couples se sont reproduits aux Valières en réserve naturelle, et 3 autres en limite extérieure, grâce aux fauches tardives au 14 juillet. Un sixième couple est observé en limite sud de la réserve naturelle.
  • Rousserolle turdoïde : un chanteur cantonné au sud du lac depuis le 12 mai.
  • Pie-grièche écorcheur : 2 à 3 couples observés en périphérie de la réserve naturelle. Fin juillet, des jeunes volants sont nourris aux Vurpillières, lieu où la reproduction s'est peut-être opérée (alarme d'un mâle notée le 9 juin).

Enfin un suivi fin des passereaux des zones humides a été réalisé en 2018, donnant les résultats suivants :
- Pipit des arbres : 9 couples ;
- Pipit farlouse : 3 couples (forte régression depuis les 11 couples de 2015) ;
- Tarier pâtre : 5 couples (stabilité) ;
- Locustelle tachetée : 3 à 4 couples (stabilité) ;
- Bruant des roseaux : 18 couples ;
- Rousserolle effarvatte : 13 à 16 couples (stabilité) ;
- Rousserolle verderolle : 39 territoires (très bonne année) ;
- Fauvette grisette : 5 à 7 couples ;
- Fauvette des jardins : 8 couples (forte baisse par rapport à 2016 et 2017) ;
- Fauvette à tête noire : 23 territoires ;
- Accenteur mouchet : 14 territoires ;
- Pouillot fitis : 46 territoires ;
- Pouillot véloce : 11 territoires ;
- Serin cini : 2 territoires.
La plupart de ces espèces n'ont jamais fait l'objet d'une cartographie si fine.

Les premiers migrateurs post-nuptiaux entament leur voyage automnal : Chevalier guignette (31 juillet), Chevalier sylvain (25 juillet), Chevalier culblanc (12 juillet), Hirondelle de rivage (31 juillet)…

Entomologie
Les espèces de fin de saison se font attendre. Seul le Sympetrum sanguin est observé sur la réserve naturelle cet été pour le moment. Les Sympetrums vulgaire et strié, notamment, se font attendre. Les Grandes Aeschnes patrouillent au marais, les premières Aeschnes bleues sont notées. La Cordulie à tâches jaunes est très présente au marais. Dans la tourbière du Crossat, quelques Sympetrums noirs volent avec l'Aeschne des joncs, la Leste fiancée ou quelques Agrions jolis.
Les zones de travaux (obturation des derniers drains du marais des Vurpillières) ont laissé place à quelques mares temporaires. Des tandems de Leucorrhines douteuses pourraient s'être reproduits sur la zone. A suivre en 2019 !
Comptage des oeillets En forêt de la Grand'Côte le Grand mars changeant côtoie le Petit sylvain le 2 juillet. Cette seconde espèce avait seulement été observée en 2010 dans la réserve naturelle. Deuxième donnée de Petit mars changeant au marais lors du transect papillon. Confirmation d'une espèce découverte en 2015.

Botanique
Le comptage des Œillets superbes (Dianthus superbus) dans la prairie du Buclé a eu lieu le 9 juillet. Un total de 3090 tiges fleuries ont été comptabilisées. Centaurium pulchellum Ce résultat montre que cette espèce se maintient correctement dans cette prairie humide (moyenne depuis 2007 = 2 800 tiges fleuries).

Deux anciennes données de plantes ont été de nouveau confirmées, la discrète Petite centaurée délicate (Centaurium pulchellum) observée sur l'ancienne plage du petit plan d'eau de la Base de loisirs de Labergement-Ste-Marie et le Saule drapé (Salix eleagnos) observé également sur la base de loisirs.

Juin 2018

Après un mois d'avril très sec, le mois de mai restera comme très arrosé, instable, avec des orages ou averses presque tous les jours (155 litres au m² pour le mois). À la mi-juin, tourbières et marais sont magnifiques, saturés en eau.

Carex ornithopoda

Botanique
Carex ornithopoda
Comme son nom vernaculaire l'indique, la Laîche pied d'oiseau est une petite cypéracée comportant des épis femelles divergents faisant penser à une forme de pied d'oiseau. Bien que communément bien répartie sur la montagne jurassienne, elle vient d'être nouvellement observée dans le site Natura 2000 sur la commune de Labergement-Ste-Marie.

Ophrys insectifera
Ophrys
						     insectifera Une belle rencontre a été réalisée avec une magnifique orchidée en limite de la réserve naturelle dans une zone bien exposée de la forêt des Biefs (Labergement-Ste-Marie). La dernière donnée d'Ophrys mouche, qui doit son nom à l'apparence de sa fleur, remonte à 2008 dans la forêt de la Grand'Côte.

Suivis de végétation des prairies agricoles
Morgane Planchette, stagiaire en DUT environnement, réalise actuellement des suivis de végétation dans les prairies de fauche du site Natura 2000. Ce travail va permettre de suivre l'évolution de la biodiversité floristique de ces prairies précieuses aux agriculteurs pour la fabrication du comté.

Étude sur l'état de conservation des prairies de fauche, pelouses, prairies humides et mégaphorbiaies du site N2000
Rémi Turban, stagiaire en Master 2 Environnement, met en œuvre sur le site Natura 2000 « Vallons de la Drésine et de la Bonavette », la méthodologie d'évaluation de l'état de conservation établi par le Muséum national d'histoire naturelle¹. Cette méthode fait intervenir plusieurs indicateurs floristiques et faunistiques. Les résultats sont attendus à la fin de l'été.

(1) Maciejewski L., Seytre L., Van Es J., Dupont P., 2015. État de conservation des habitats agropastoraux d'intérêt communautaire, Méthode d'évaluation à l'échelle du site. Guide d'application. Version 3. Avril 2015. Rapport SPN 2015 - 43, Service du patrimoine naturel, Muséum national d'Histoire naturelle, Paris. 194 pp.

Ornithologie
La migration se poursuit avec plusieurs passages de Guêpiers d'Europe dont les cris animent le marais les 17 et 19 mai et la présence d'un Chevalier culblanc donnant une ambiance scandinave aux zones nouvellement restaurées de la tourbière du Crossat les 7 et 9 juin. Une femelle de Busard des roseaux stationne dans la vallée des deux lacs depuis la mi-mai.

Mi-mai, les nids/couples de Foulque macroule et de Grèbe huppé ont été dénombrés : 19 de foulques et 6 de grèbes sur le lac, 14 de foulques et 2 de grèbes sur la Taverne, 3 de foulques et 4 de grèbes sur la base de loisirs soit un total de 36 nids/couples de Foulque macroule et 12 nids/couples de Grèbes huppés dans la réserve naturelle. 2018 est une année positive pour la nidification de ces deux oiseaux d'eau. Une nichée de Foulque macroule et 4 nichées de Grèbes huppées ont été observées sur la base de loisirs fin mai et le couple de Cygnes tuberculés de la Taverne a donné naissance début juin à une nichée de 5 jeunes.

Les prospections sur les Râles d'eau effectués en mai donnent un effectif de 52 territoires en 2018 (37 au nord-est du lac, 15 au sud), soit un bon résultat.

Bonne année pour les Rousserolles avec la présence d'un mâle chanteur de Rousserolle turdoïde dans le marais sud (et un total de 5 mâles chanteurs dans la vallée des deux lacs !) dont la reproduction sera encore recherchée cet été. Un passage sur l'ensemble du marais les 25 mai, 1er et 8 juin permet de contacter pas moins de 47 mâles chanteurs de Rouserolle verderolle (15 marais sud, 22 aux Valières, et 10 sur la bordure ouest du lac). Belle année pour l'espèce !

Tariers des prés : 5 couples sont présents aux Valières dans la réserve naturelle et 3 couples (+ un mâle isolé) dans les prairies agricoles des Valières, hors réserve naturelle. L'alternance presque quotidienne de pluie et de soleil retarde la fauche des prairies et permet aux oiseaux de mener à bien leur reproduction. Un travail est mené en partenariat avec les agriculteurs, que nous remercions, pour sauver les nichées lors des premières fauches. Un autre couple en bordure du marais sud de la Drésine. Ce secteur n'avait pas été occupé par l'espèce depuis 3 ans !

Mauvaise année pour les Pie-grièches écorcheurs avec la présence de 2 à 3 couples seulement sur le secteur élargi de la réserve naturelle.

Milans royaux : Le nid du couple précoce d'Âge-Marion porte 2 jeunes Milans le 23 mai.
La visite du nid de Beauregard le même jour réserve une triste surprise : le nid s'étant "écroulé", probablement à cause du vent, la recherche de jeunes au pied de l'arbre permet de découvrir la plumée de Beauregard. Né en 2010 à Âge-Marion (à 1,5 km seulement de sa plumée), Beauregard était marqué : blanc-jaune / rose-noir. Cet oiseau avait été observé en 2013 en Isère, s'est reproduit en 2014 et 2015 dans le Bois des Biefs à Labergement-Sainte-Marie puis dans la forêt du Blanc Bief sur la même commune en 2016, 2017 et 2018. A-t-il été victime de l'Autour des palombes nichant à quelques kilomètres ou d'un Hibou Grand-Duc ?

Chez les autres rapaces, les deux secteurs traditionnels du Lhaut et de la Grand'Côte sont occupés par des couples de Faucon hobereau et un troisième couple est peut-être également présent dans la tourbière du Crossat. La Bondrée apivore est observée au-dessus du marais du Lhaut le 25 mai et survolant la Grand'Côte le 8 juin.
Toujours en forêt, une prospection dans la forêt de la Grand'Côte le 17 mai permet de confirmer la présence de 3 mâles chanteurs de Pigeon colombin.
Enfin une bonne nouvelle ornithologique vous sera dévoilée dans la prochaine lettre, vous tenant en haleine durant un petit mois !

Entomologie
Définitivement, l'année 2018 est excellente pour le Cuivré de la bistorte (Lycaena helle), dans la réserve naturelle comme partout dans le Haut-Doubs. C'est rassurant pour cette espèce qui nous inquiétait depuis quelques années. Par contre, ce constat n'est pas partagé pour le Damier de la Succise (Euphydryas aurinia), observé en très faible effectifs cette année dans la réserve naturelle. Les premiers Solitaires (Colias palaeno) sont également observés.

Diptères : 2 nouvelles espèces de syrphes pour la réserve naturelle sont inventoriées : Merodon ruficornis et Cheilosia nebulosa. Cette dernière espèce (la 228ème de la réserve naturelle) est liée aux milieux secs, et provient du côteau sec de Saint-Théodule. De nouvelles espèces sont également découvertes chez les Dolichopodidae, famille de petites mouches métalliques prédatrices caractéristiques des milieux humides. Un point sur cette famille sera réalisé dans une prochaine lettre.

Mai 2018

Après un mois d'avril ensoleillé et des nuées de pollens d'épicéas début mai, les importantes précipitations (plus de 60 litres au m² entre le 13 et le 16 mai) font remonter les nappes d'eau des tourbières et marais, situation idéale avant l'été.

Nuages de pollen dans la Grand'Côte

Koniks Polski
Le troupeau des koniks polski est de retour au marais depuis le 8 mai. Un premier déplacement en urgence, face à la montée des eaux, est réalisé 5 jours plus tard !

Botanique
Les comptages des Fritillaires pintades (Fritillaria meleagris) sur deux sites de la réserve naturelle ont été effectués mi-avril. Le site du marais des Vurpillières révèle un excellent score avec 3104 pieds comptabilisés (meilleur score en 2016 avec 3457 pieds). 609 pieds ont été recensés dans les prairies agricoles des Valières, résultat également très satisfaisant. Merci à tous les bénévoles et stagiaires qui ont prêté main forte à l'équipe salariée pour ces comptages.

Ornithologie
La migration se poursuit avec 2 Chevaliers culblanc criant en vol le 17 avril au Rondeau. Un autre individu est levé dans le marais du Lhaut les 26 et 30 avril. Un Bihoreau gris crie en vol le 17 avril au Rondeau et un autre individu le 30 avril au sud du lac de Saint-Point. Un Traquet motteux chasse dans les prairies agricoles des Valières le 30 avril. Une Fauvette babillarde est de passage à la base de loisirs le 9 mai (la dernière observation remonte à 2012). Une Guifette noire est observée le 13 mai sur le lac de Saint-Point.
Aucune Bécassine des marais ne semble s'installer pour nicher dans les marais de la réserve naturelle en 2018. Les nombreuses sorties crépusculaires permettent de contacter plusieurs individus encore en migration. Une Bécassine sourde s'envole en criant le 24 avril aux Valières. L'année est également blanche pour la Marouette ponctuée, pour la 3ème année consécutive !

La première Rousserolle turdoïde est entendue lors d'un crépuscule très animé du 19 avril au sud du lac de Saint-Point, au milieu des cris de Vanneaux huppés, Sarcelles d'hiver, Râles d'eau, Fuligules milouins, Foulques macroule et chevrotement de Bécassine des marais. Une seconde Rousserolle turdoïde chante au sud du lac de Remoray le 12 mai. Trois mâles et 2 femelles de Nette rousse sont présents sur le lac de Saint-Point début mai, pour une possible reproduction.

Une soirée chouette est organisée le 16 avril dans la forêt de la Grand'Côte (partie Natura 2000). Trois Chouettes hulottes et 3 Hiboux Moyen-duc (dont un couple) ont été entendus. Merci à Sébastien Follet et Arlette Zahnd pour leur présence ! Le protocole "Petites chouettes des montagnes" est testé encore dans la Grand'Côte le 18 avril avec Sabrina Clément (coordinatrice régionale) et Sébastien Follet et permet de ne contacter qu'une seule Chevêchette d'Europe (et une Chouette hulotte...).

Toujours en forêt, l'Autour des palombes nichera probablement. A suivre ! Un Pouillot siffleur est entendu en passage migratoire, à priori sans lendemain.

Un Faucon hobereau chasse au-dessus du marais du Lhaut le 19 avril, et au-dessus du bois de Biefs le 24 avril. Deux individus sont encore vus sur ce secteur les 27 avril, 09 et 11 mai.

Dans les prairies agricoles, le premier Tariers des prés arrive aux Valières le 20 avril. Quatre à 6 couples sont actuellement recensés sur ce dernier secteur accueillant l'espèce dans la réserve naturelle. La première Pie-grièche écorcheur est entendue dans les prairies de la Drésine le 4 mai.

Entomologie
Rhopalocères
Mai s'accompagne de l'émergence des premiers papillons. Une prospection le 5 mai sur les pelouses des communaux de Remoray permet d'observer La Petite violette (Boloria dia), Le Grand collier argenté (Boloria euphrosyne), de nombreuses Lucines (Hamearis lucina) ou encore plusieurs Argus verts (Callophrys rubi).

Au marais, les premiers Cuivrés de la Bistorte sont observés le 25 avril, et les prospections s'intensifient début mai. La ponte est observée le 11 au sud du lac. Les différents suivis effectués par notre association dans la réserve naturelle et dans d'autres zones humides (Bassin du Drugeon, Malpas, La Cluse et Mijoux) présagent d'une bonne année pour cette espèce menacée et protégée. Dans la réserve naturelle, les effectifs semblent retrouver des niveaux comparables aux débuts des années 2010.

Coléoptères
Pachyta quadrimaculata Helophorus brevipalpis, coléoptère aquatique pionnier et assez commun est découvert aux Vurpillières lors d'un échantillonnage du zooplancton (détermination Jean-Luc Lambert).
De nouvelles espèces de coléoptères terrestres ont été observées dans la réserve naturelle, dont un joli longicorne que l'on reconnait aisément grâce à ses 4 gros points noirs sur les élytres : Pachyta quadrimaculata.
La Cicindèle champêtre (Cicindela campestris) a été également découverte sur la base de loisirs. Ce sont des prédateurs hors pairs, ne mesurant que quelques centimètres, mais capables de courir à plus de 2 mètres par seconde.
La liste des coléoptères de la réserve naturelle s'élève désormais à 245 espèces !

Diptères
Sympecma fusca Premières observations issues de la tente Malise n° 80. Platycheirus ambiguus, espèce de milieux secs (en provenance des coteaux secs de la chapelle de Saint-Théodule) est nouveau pour la réserve naturelle. Il s'agit de la 226èmeespèce pour les syrphes.

Odonates
Avec les douceurs des beaux jours, les premières libellules sont observées. Les plus précoces sont classiques : Lestes bruns (Sympecma fusca, en ponte sur la photo ci-contre), Cordulies bronzées (Cordulia aenea) et Agrions élégant (Ischnura elegans) et jouvencelle (Coenagrion puella). En tourbière du Crossat, les Leucorrhines douteuses (Leucorrhinia dubia) sont observées le 12 mai, tout comme l'Aeschne printanière (Brachytron pratense).

Hyménoptères
Couleuvre à collier - J.P. Redding Le nombre d'espèces de fourmis présentes sur la réserve naturelle se porte désormais à 35, grâce à la découverte de Lasius brunneus dans la tente malaise n° 80. C'est une espèce fréquente et assez bien répandue sur le territoire.

Herpétologie
Une Couleuvre à collier profite des premières chaleurs de la journée le 12 avril à proximité de l'étang Bully, une seconde à la Baraque des pêcheurs le 20 avril. Deux autres, écrasées, ont été vues à St Théodule et devant le parking de la Maison de la Réserve, respectivement, le 5 et le 7 mai.

Avril 2018

Le gel du lac n'aura duré que quelques jours cet hiver, précisément du 28 février au 9 mars, date à laquelle la totalité du plan est hors glace. Le mois de mars est particulièrement frais, avec des températures négatives jusqu'au 23. Une crue est observée du 28 au 30 mars, avant l'arrivée du printemps observé en ce mois d'avril.

Oiseaux
Le 11 mars, 4 Sarcelles d'été, 23 Sarcelles d'hiver et 4 Canards pilets (3 mâles et 1 femelle) sont observés au sud du lac de Remoray. Un Goéland cendré immature vole au-dessus de la Taverne le même jour. Trois Garrots à œil d'or sont encore présents au sud du lac le 14 mars en compagnie de 7 Harles bièvre. Le 22 mars, sur le Doubs, un Tadorne de Belon évolue au milieu de 45 Sarcelles d'hiver. Les derniers Pinsons du Nord sont entendus au Crossat les 30 mars et 1er avril. Le 10 avril, une Gorgebleue à miroir est observée entre les deux lacs et un Bihoreau gris se pose au sud du lac de St Point (obs Rémi Turban). Les 12 et 13 avril, un couple de Nette rousse fréquente le secteur au sud du lac de Saint-Point et deux Grèbes à cou noir sont observés dans le marais au sud du lac de St Point. En halte migratoire, une Oie cendrée stationne depuis quelques semaines entre les deux lac.

Le comptage mensuel des oiseaux d'eau du lac, effectué le 19 mars, donne les résultats suivants :

Cygne tuberculés : 6
Oie cendrée : 1
Foulque macroule : 115
Canard colvert : 63
Canard siffleur : 1
Canard souchet : 2 mâles
Sarcelles d'hiver : 44
Fuligule morillon : 33
Fuligule milouin : 10
Grèbe huppé : 7
Grèbe castagneux : 2
Grand cormoran : 16
Grande aigrette : 6
Goéland leucophé : 4
Mouette rieuse : 7
Huppe fasciée -
					     A. Beschet

Entre les passages de pinsons, alouettes, et pigeons, une Huppe fasciée fait halte vers le blockhaus le 14 mars pour y rester quelques jours ! L'oiseau est observé et photographié (Anabelle BESCHET) depuis Grange du lac le 18 mars.

Côté rapaces, un Hibou moyen-duc chante sur la base de loisirs le 7 avril, et deux Chouettes hulotte chantent dans la forêt de la Grand'Côte le 9 avril. Un couple d'Autour des palombes parade au-dessus de la Grand'Côte (piqué et sous-caudales bien gonflées le 6 avril) et des attaques sur Foulques sont observées au marais.

Bonne nouvelle ornithologique, la densité de Milans royaux semble encore plus forte que les années précédentes. Quatre couples sont désormais cantonnés dans la réserve naturelle, dont 3 dans la Grand'Côte. Sur le secteur de suivi traditionnel, c'est donc 6 à 9 couples qui se partageront ce riche secteur. Un oiseau marqué blanc-rose / jaune - jaune est chassé par un autre individu, probablement nicheur local. Il s'agit de Benoît, né et marqué à Mignovillard le 5 juin 2015.

Au marais, un chevrotement de Bécassine des marais résonne aux Valières le 9 avril, puis le 12 avril avec deux chants timides. Même observation au sud du lac le 13 avril. Oiseaux de passage ou installation ? Réponse le mois prochain ! Pouillots véloces et fitis, Pipit des arbres et Tariers pâtre sont maintenant bien arrivés.
En forêt, une Gélinotte des bois est contactée dans la parcelle J de la forêt de la Grand'Côte le 23 mars

Entomologie
La première Petite tortue est observée au-dessus de la Taverne, en limite de la réserve naturelle, le 14 mars. Citrons et Paons du jour ont également notés.

Mammifères
Deux Hermines, dont une encore parée de sa robe blanche, chassent autour de la salle polyvalente devant la base de loisirs.

Amphibiens/Reptiles
De nombreuses pontes de Grenouille rousse sont observées dans les nouvelles mares du marais de Vurpillières, entourées de quelques Tritons alpestres, connu pour s'en nourrir... Le 12 avril, les chants du Crapaud commun résonnent dans l'étang Bully et une Couleuvre à collier est observée se chauffant au soleil aux Vurpillières.

Mars 2018

Après quelques jours de grand froid, le lac de Remoray est entièrement gelé du 28 février au 9 mars, et le redoux en ce début de mois donne une impression de printemps.

Ornithologie
Hivernant : un Butor étoilé est sur la base de loisirs la première semaine de mars. La Pie-grièche grise est encore observée au marais sud le 8 mars. 3 Garrots à œil d'or stationnent sur le lac depuis le 15 février.

Tendance des effectifs d'oiseaux d'eau en hiver Un travail de synthèse sur les oiseaux hivernants permet de mettre en évidence une tendance générale de l'évolution du peuplement d'oiseaux d'eau hivernants sur le lac de Remoray depuis 1996.
Il y a 20 ans, environ 450 oiseaux d'eau (anatidés, foulques, laridés et ardéidés confondus) séjournaient sur le lac entre novembre et mars. Ils sont aujourd'hui environ 200 seulement. Cette diminution significative (-54 %) tranche avec la tendance régionale à la hausse mesurée par la LPO-FC depuis 1996. Les ressources alimentaires du lac ne sont-elles plus suffisantes pour accueillir ces oiseaux d'eau ou bien les oiseaux se répartissent-ils différemment sur les sites d'hivernage de Franche-Comté ?

En attendant, voici les résultats du comptage effectué le 18 février sur le lac de Remoray :

Canard colvert : 27
Foulque macroule : 61
Cygne tuberculé : 8
Canard siffleur : 1 femelle
Grand cormoran : 1
Tadorne de Belon : 1 mâle
Fuligule morillon : 51
Fuligule milouin : 1
Sarcelle d'hiver : 35
Grèbe huppé : 10
Harle bièvre : 7

Migration : cinq Canards pilets (3 femelles et 2 mâles), un Canard siffleur (femelle) font halte le 16 février, et 2 Oies cendrées sont observée sur le lac le 26 février. Un beau passage migratoire du 6 au 8 mars permet de contacter une Oie cendrée, 3 Canards pilets (1 mâle et 2 femelles), 38 Sarcelles d'hiver sur le Doubs et la Taverne, 6 Vanneaux huppés aux Vallières, un Goéland brun sur le lac gelé. Au sud du lac de Saint-point, 5 Garrots à œil d'or (2 femelles et 3 mâles), 2 Canards siffleurs et un mâle de Nette rousse sont observés au même moment. Côté passereaux, un Rougequeue noir passe devant la Maison de la réserve le 7 mars, 60 Alouettes des champs s'alimentent au Rondeau le 8 mars, et un Tarier pâtre le 9 mars entre les 2 lacs. Un groupe très important de Grandes aigrettes est observé en ce début mars : maximum d'environ 20 individus le 10 mars.

Alors que les Hérons cendrés ont déjà rejoint leurs nids dans la héronnière de la base de loisirs, les nicheurs arrivent au fur et à mesure : Bergeronnettes grise le 5 mars sur la réserve naturelle.
En forêt, alors que sont entendus les premiers chants de Pinsons des arbres (2 mars), 2 Chouettes chevêchettes accompagnées de Grives musiciennes et Grives draines font résonner leurs chants dans la Grand'Côte (hors RNN) le 6 mars. Côté Milans royaux, les premiers couples s'installent et de nombreux milans sont également observés en migration. Sur le secteur, Beauregard marqué blanc-jaune / rose-noir et Marie-Claire qui a perdu presque toutes ses marques (seul le bleu sur bord d'attaque de l'aile droite subsiste) sont régulièrement observés. Deux autres Milans royaux, aux Fourgs et à Sarrageois sont a priori marqués : il ne manque plus qu'un observateur pour aller lire leurs marques !
Enfin un Chat forestier est observé près de la tourbière du Crossat le 18 février.

Février 2018

Le 13 janvier, le comptage International Wetlands permet de dénombrer sur le lac de Remoray : 70 Sarcelles d'hiver, 56 Canards colverts, 25 Foulques macroules, 3 Fuligules milouin, 48 Fuligules morillon, 2 Grèbes huppés, 1 femelle de Garrot à œil d'or, 1 mâle de Harle bièvre, 2 Goélands leucophé, 2 Goélands cendrés, 33 Mouettes rieuses, 3 Grandes aigrettes, 6 Hérons cendrés, 2 Grands cormorans et 7 Cygnes tuberculés.

Une femelle de Garrot à œil d'or est observée sur le lac le 14 janvier (N. Derry) et 3 Tadornes de belon le 20 janvier (F. Maillot). Un Butor étoilé survole la base de loisirs le 23. Le 29 janvier, une Nette rousse et un couple de Harle bièvre sont notés. Un couple stationne également entre les deux lacs depuis quelques jours.

Fin janvier, les effectifs en oiseaux d'eau profitent du passage de migrateurs. Un maximum de 130 Sarcelles d'hiver et 90 Canards colverts stationnent sur le lac. Le 31, 22 Grandes aigrettes se nourrissent entre les deux lacs pour un total d'une trentaine d'individus dans la vallée.

La présence, rare à cette période de l'année, d'un Pic épeichette à l'extrémité sud du lac de Saint-Point (29/01) est à noter. Le premier Milan royal de l'année profite de la douceur et patrouille entre les deux lacs le 24 janvier. Le 31, la Pie-grièche grise est de nouveau observée au sud du lac. Sur la base de loisirs, les Hérons cendrés commencent quant à eux à visiter les nids de la héronnière (jusqu'à 7 individus posés). La neige du 01/02 semble cependant avoir découragé ces quelques téméraires !

Le dénombrement des rapaces nocturnes commence à se mettre en place. Seuls des chants de Chouette hulotte sont pour le moment entendus dans la forêt de la Grand'Côte. Des prospections groupées devraient s'organiser courant Février.

Janvier 2018

Météo, crues
L'année 2017 s'achève avec une pluviométrie assez faible : 1303 mm. Par contre décembre 2017 et janvier 2018 enregistrent 3 crues importantes : deux crues quinquenales (les 15 et 30 décembre) et une crue centenale les 4 et 5 janvier. A ce jour, le lac de Remoray n'est toujours pas gelé, et un hiver sans glace semble se dessiner !

Ornithologie
Un groupe important de laridés est toujours présent, formé de plus d'une cinquantaine de Mouettes rieuses, quelques Goélands leucophées (jusqu'à 9 le 5/01/2017). Les oiseaux se déplacent entre les 2 lacs et semblent apprécier le marais des Vallières pour se rassasier en lombrics. Une Mouette pygmée est également aperçue en chasse au-dessus du marais le 15 décembre. Un Goéland cendré immature est observé le 18 décembre à proximité de l'Escale (lac de St Point) et le 5 janvier au marais des Vallières (lac de Remoray). Le 9 janvier ce sont 9 individus qui seront notés à l'Escale, puis 4 le lendemain aux Vallières (lac de Remoray): 3 immatures et 1 adulte. Un Goéland argenté adulte rôde toujours d'un lac à l'autre, il est vu aux Vallières le 5 janvier.

Quelques rares Garrots à oeils d'or sont observés régulièrement : 1 mâle sur le Doubs le 20 décembre, 2 femelles également sur le Doubs les 26 décembre et 2 janvier. Une femelle est présente le 13 janvier sur le lac de Remoray. Egalement début janvier, des hivernants viennent gonfler les effectifs en oiseaux d'eau sur le lac, toujours hors glace. Le 8 janvier, 75 Sarcelles d'hiver, 65 Canards colverts, 8 Nettes rousses, 6 Harles bièvres et un Grèbe castagneux sont dénombrés sur le lac. Huit Canards chipeaux sont notés entre les deux lacs le 5 janvier (4 mâles et 4 femelles). Egalement 3 Nettes rousses (2 mâles et 1 femelles) sont observées à l'Escale (lac de St Point) le 7 janvier.

Après plusieurs semaines de gel intégral, les eaux des deux étangs de la base de loisirs se libèrent fin décembre. Harles bièvres (8 le 2 janvier), et Fuligules milouins et morillons (groupe de 10 le 9 janvier) profitent rapidement de ces milieux peut-être plus riches pour se nourrir. Les fortes pluies du début d'année entrainent la fonte des épaisseurs de neige et font monter les eaux du lac. Base de loisirs et lac ne font alors plus qu'un. Deux Butors étoilés, repoussés aux limites des roselières inondées, sont observées le 3 janvier. Quelques jours plus tôt, le 26 décembre, 5 individus différents sont observés sur la vallée des deux lacs (1 sur Remoray, 4 sur St Point).

Hermine - © L Beschet

Les jours rallongent et les oiseaux forestiers commencent à s'activer. Le printemps est encore loin mais les premiers chants de Mésanges, les cris des Pics, des Cassenoix mouchetés et le « crôa » rauque des Grands corbeaux animent de nouveau les sorties de terrain.

Le second Bouvreuil pivoine trompetteur de l'année est entendu le 20 décembre à proximité de la baraque des pêcheurs, sous la Grand'Côte. Pour rappel, ces individus, originaires de Russie, se reconnaissent seulement par leur cri caractéristique.

Mammalogie
A noter la présence d'une Hermine toujours en pelage estivale le 28 décembre sur le balcon de la Maison de la Réserve. Un cas peu courant à cette date !

Zooplancton
Thermocyclops dybowskii (femelle avec ses sacs d'œufs) - ©ARNLR L'inventaire du zooplancton débuté en 2016 se poursuit. Un nouveau copépode pour la réserve naturelle, Cryptocyclops bicolor, caractéristique par ses pattes biramées à deux articles (on en observe majoritairement 3), ses antennules et ses soies furcales courtes, est inventorié dans la zone littorale du lac de Remoray le 29 août.
La présence de Thermocyclops dybowskii se confirme. Une femelle adulte, prélevée dans une mare du marais des Vallières le 8 juin, vient compléter l'observation d'un unique individu prélevé le 19 juillet 2016 dans la zone littorale du lac de Remoray.

Travaux de comblement d'un drain de la tourbière du Crossat
Logo Life tourbieres Commencé à la suite des travaux de restauration du ruisseau de Bonne Fontaine, ce chantier financé également par le programme LIFE Tourbières du Jura avait pour objectif le comblement d'un drain long de 70 m situé au nord de la tourbière du Crossat. Pour cela 30 m de palissade et 8 m de panneaux en bois ont été dressés en travers du drain à deux endroits différents par l'entreprise Jura Natura Services afin de retenir l'eau en amont de chaque ouvrage.
Deux mares ont été créées à proximité afin de prélever la tourbe nécessaire pour recouvrir les ouvrages et combler le drain entre les deux.

Mise en place de la palissade - © ARNLR Mise en place de la palissade - © ARNLR

Ces travaux finalisent la restauration de ce secteur commencé en 2014 par le comblement de 10 drains.

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